« Mais n’oublions pas la gravure de cet article. La fête du Nowrouz ou de l’équinoxe du printemps est très ancienne. En ce jour, le roi de Perse, accompagné de ses ministres et d’un grand cortége, va passer hors de ville la revue de ses troupes. Les chefs des provinces et des villes viennent ensuite lui offrir leurs présents au pied du trône, placé dans une tente magnifique, au milieu d’une grande plaine. Le roi reste plusieurs jours au camp et assiste à des courses de chevaux, qui servent à constater plutôt leur force que leur vitesse. La fête dure près d’une semaine ; le premier jour est le plus solennel : tout le peuple revêt ce qu’il a de plus précieux, et on s’envoie des cadeaux de confitures. » (Xavier de Corlas, La Semaine des familles, samedi 30 décembre 1871)
La British Library a la chance de posséder une collection inégalée de plus de 100 ouvrages zoroastriens allant de la plus ancienne, la prière Ashem Vohu du IXe siècle écrite en écriture sogdienne, découverte par Aurel Stein en Asie centrale en 1907, aux manuscrits recueillis tout récemment spécialement pour la Royal Society de Londres, à la fin du XIXe siècle. Bien que le zoroastrisme soit d’origine iranienne, la plupart de nos manuscrits proviennent en fait de l’Inde. Ils sont écrits en avestique (ancien iranien), en persan moyen, en nouveau persan, ainsi que dans les langues indiennes comme le sanskrit et le gujarati.
Ispahan est la troisième ville d’Iran, situés à 340 kilomètres au sud de Téhéran. Capitale de la Perse entre le XVIe et le XVIIIe siècle, l’origine de la ville de la création de la ville n’a pas été établie par manque de preuves archéologique. On suppose qu’elle est ancienne de par sa situation géographie, au centre de l’Iran. Ispahan est l’une des plus anciennes villes iraniennes.
Ispahan s’invite à Paris du 7 au 14 avril 2018 et sera mise à l’honneur à travers une série d’événements culturels : architecture, littérature, vie associative, gastronomie, musique, etc.
L’ancienne capitale de la Perse s’inscrit dans l’imaginaire collectif et elle a alimenté nombre de récits de voyageurs européens. Comme le fait justement remarquer Sina Abédi, commissaire de la semaine culturelle d’Ispahan à Paris, « Ispahan est la vitrine de l’Iran depuis des siècles : capitale d’empire sous la dynastie safavide, conçue à l’image du paradis, elle rassemble les plus beaux monuments d’Iran, des jardins qui ont fait rêver les Romantiques et un art de vivre qui lui est propre à travers son bazar, ses ponts, son quartier arménien et tant d’autres merveilles. »
Les récits de Sir Robert Ker Porter sur ses voyages au Moyen-Orient donnent un aperçu d’une région qui était largement méconnue de la plupart des Européens. Ses aquarelles originales constituent une source visuelle fascinante et sont à la fois descriptives de leurs décors et de leurs belles œuvres d’art. Christopher Wright [1] raconte le voyage de Porter à travers un paysage inconnu et enchanteur.
Ce jeu d’échecs presque complet est l’un des plus anciens exemples existants dans le monde. Les pièces sont de formes abstraites : le shâh (roi) est représenté comme un trône ; le vizir (l’équivalent de la reine) est un trône plus petit ; l’éléphant (évêque) possède deux protubérances en forme de défenses ; le cheval (chevalier) a un bouton triangulaire représentant sa tête ; le chariot (roche) est rectangulaire avec un coin en haut ; et les pions sont des hémisphères à facettes avec des boutons.
Les visiteurs de l’exposition actuelle, Harry Potter : History of Magic (Harry Potter : Histoire de la Magie, jusqu’au 28 février 2018) reconnaîtront facilement la licorne et l’auront remarqué telle qu’illustrée ci-dessous, extrait de l’Histoire Générale Des Drogues, Traitant Des Plantes, Des Animaux Et Des Mineraux, (Paris, 1694), par Pierre Pomet (1658-1699), pharmacien en chef de Louis XIV. Cependant ils pourraient être surpris […] d’apprendre que cette gravure avait été fidèlement reproduite dans une traduction persane commandée par Tipu Sultan de Mysore (règne 1782-1799).
On raconte que le roi Ardéchir avait une fille belle comme le jour et toute chaste. Et elle atteint l’âge du mariage, elle avait plein de prétendants venant de tous les coins du pays pour lui demander la main. Tatillonne, la fille les refusait tous et rejetait le mariage.