Une brève histoire du cinéma iranien, de Haji Âghâ à Âghâ Farhad

Gheysar

Pour bien comprendre les racines du cinéma iranien, on doit peut-être faire un saut dans le passé, au début du XXe siècle, lorsque l’on fit découvrir au souverain qajar Mozaffareddin Shâh, en visite en France, des images cinématographiques. Le cinématographe, inventé en 1892, était le successeur du kinétoscope, qui permettait aux personnes de voir des images lumineuses de qualité sur un écran, contrairement au « trou de serrure » de Thomas Edison. Enchanté par la projection d’images de bateaux traversant la Seine, de scènes de rue et de dromadaires traversant le Sahara, le Shâh ordonna à son photographe personnel, Mirzâ Ebrâhim Khân « Akâsbâshi » (lit. « maître-photographe ») d’acheter tout l’équipement nécessaire pour introduire le cinéma en Iran1. Le premier cinéma fut ouvert en 1904 dans l’arrière-cour d’un magasin d’antiquités et, peu après, des installations similaires se répandirent dans tout Téhéran. Au début, ces salles furent surtout fréquentées par les classes supérieures, jusqu’au moment où le cinéma devint la forme de divertissement la plus populaire, grâce à des prix d’entrée maintenus délibérément bas afin d’attirer des spectateurs de tous les milieux.

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Chocolat et exposition universelle

La Perse, exposition de 1889

Guérin-Boutron (1775-1942), une marque française de chocolat, avait pour habitude de communiquer par l’intermédiaire d’images représentant des personnages publics, des événements historiques et des monuments. À l’occasion de l’exposition universelle de Paris, en 1889, le pavillon de la Perse a été présenté avec ceux des Étrusques, des Assyriens et des Germains.

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Chroniques iraniennes, un an après l’accord sur le nucléaire

Juillet 2015. L’accord sur le nucléaire iranien a ouvert un nouveau chapitre dans l’histoire des relations entre Téhéran et le reste du monde, notamment avec l’Occident. Une ouverture qui a suscité de grands espoirs, mais aussi des craintes. Pendant huit mois, France 24 a filmé les étapes de cette nouvelle ère à Téhéran, mais aussi à Qom, Vienne, Washington et Paris. Un reportage de 28 minutes.

Rencontre avec Ziya Tabassian

Ziya Tabassian

Terres d’Asie s’est entretenu avec le joueur de tombak Ziya Tabassian.

– Qui est Ziya Tabassian ?

Je suis un musicien d’origine iranienne, vivant au Québec depuis presque 26 ans ! Je suis né à Milan, mais mes parents sont retournés en Iran quand j’avais un mois ! J’ai vécu 11 ans en Iran avant d’immigrer au Canada avec ma famille.

– Quel est votre parcours ?

J’ai commencé la pratique de la percussion à l’âge de 10 ans. J’ai eu mon premier instrument, le tombak, à l’occasion de mes 10 ans. À notre arrivée au Canada en 1990, j’ai étudié le violon à l’école secondaire Saint-Luc durant 5 ans. À l’âge de 14 ans, j’ai commencé l’apprentissage de la percussion occidentale auprès de Julien Grégoire et j’ai obtenu mon Baccalauréat en interprétation à l’Université de Montréal. En 2003, durant une résidence au Banff Center for the Arts, j’ai exploré les possibilités sonores et la musique contemporaine sur des instruments de percussion d’Iran. En 2006, j’ai enregistré mon premier album solo au tombak, portant sur mes recherches sonores et les cycles rythmiques de la musique ancienne persane. J’ai continué mon apprentissage avec des maîtres de percussion de différentes cultures, tel que Misirli Ahmet (Turquie), Trichy Sankaran, Shree Sundarkumar et Yogesh Samsi (Inde).

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Iran, chronique d’une année décisive


Le 14 juillet 2015, des milliers de personnes sont descendues dans les rues de Téhéran pour manifester leur joie après la signature de l’accord dit « sur le nucléaire » entre l’Iran et les Occidentaux. Celui-ci prévoit, notamment, la levée des sanctions économiques qui frappent le pays depuis des décennies. Huit mois plus tard, les attentes de la population ont-elles été comblées ? Comment l’accord influence-t-il la vie quotidienne ? Le marché iranien, si convoité par les Occidentaux, s’est-il ouvert ?

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