Rokhsareh Ghaem Maghami, la réalisatrice de « Sonita »

Sonita

Sonita Alizadeh, une jeune rappeuse afghane, est l’héroïne d’un documentaire qui dénonce le mariage précoce des filles. Rokhsareh Ghaem Maghami, la réalisatrice, s’est confiée à Télérama.

La documentariste iranienne a suivi une jeune réfugiée afghane vivant à Téhéran qui rêve de chanter du rap. Pour aider son héroïne que sa famille veut marier de force, elle va jusqu’à dépasser les limites qu’impose le métier en lui payant la dot. Une position qu’elle assume. Rencontre.

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Abbâs Kiârostami, un monument du cinéma iranien

Abbâs Kiârostami

La disparition récente d’Abbâs Kiârostami (1940-2016) a fait la une de tous les médias. Ce grand cinéaste iranien, qui a reçu de nombreuses distinctions, a marqué l’histoire du cinéma et les hommages unanimes viennent de toute la planète. Même le gouvernement de la République islamique a encensé Kiârostami, même s’il n’était pas autorisé à tourner en Iran.

Il laisse une filmographie impressionnante et grâce à lui, d’autres artistes ont pu s’exprimer. Ainsi, Marjane Satrapi avoue que « sans lui, je n’aurais jamais pu faire Persépolis ».

Récemment Terre d’Iran avait présenté l’histoire du cinéma iranien dans laquelle Abbâs Kiârostami avait sa place.

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Une brève histoire du cinéma iranien, de Haji Âghâ à Âghâ Farhad

Gheysar

Pour bien comprendre les racines du cinéma iranien, on doit peut-être faire un saut dans le passé, au début du XXe siècle, lorsque l’on fit découvrir au souverain qajar Mozaffareddin Shâh, en visite en France, des images cinématographiques. Le cinématographe, inventé en 1892, était le successeur du kinétoscope, qui permettait aux personnes de voir des images lumineuses de qualité sur un écran, contrairement au « trou de serrure » de Thomas Edison. Enchanté par la projection d’images de bateaux traversant la Seine, de scènes de rue et de dromadaires traversant le Sahara, le Shâh ordonna à son photographe personnel, Mirzâ Ebrâhim Khân « Akâsbâshi » (lit. « maître-photographe ») d’acheter tout l’équipement nécessaire pour introduire le cinéma en Iran1. Le premier cinéma fut ouvert en 1904 dans l’arrière-cour d’un magasin d’antiquités et, peu après, des installations similaires se répandirent dans tout Téhéran. Au début, ces salles furent surtout fréquentées par les classes supérieures, jusqu’au moment où le cinéma devint la forme de divertissement la plus populaire, grâce à des prix d’entrée maintenus délibérément bas afin d’attirer des spectateurs de tous les milieux.

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« Le Client » : Farhadi revient dans le dédale de Téhéran

Affiche du film « Le Client »Entre deux films européens – Le Passé, présenté en 2013 à Cannes, a été tourné à Paris et son prochain long-métrage est situé en Espagne —, Asghar Farhadi, Oscar du film en langue étrangère pour Une séparation, est retourné à Téhéran pour y réaliser Le Client (Foroushande). Il y a retrouvé ces jeunes gens de la classe moyenne qui peuplaient À propos d’Elly et Une séparation pour les arracher une fois de plus à leur confort quotidien et les écraser sous les responsabilités, les confronter à des choix cornéliens.

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Deux femmes puissantes dans l’Iran d’aujourd’hui

Deux films seront bientôt dans les salles. « Nahid », qui raconte l’histoire d’une jeune divorcée qui se bat pour protéger son fils et « No Land’s Song », un documentaire nous plonge dans le combat de femmes iraniennes déterminées à reprendre leur liberté, défiant les tabous d’une société, qui brime leurs droits les plus fondamentaux comme celui de chanter.

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Au FICA, Vahid Jalilvand remporte deux prix

Vahid Jalilvand

Le Festival international du film asiatique vient de se terminer et le réalisateur Vahid Jalilvand a été récompensé deux fois pour son film « Wednesday, May 9 » (Chaharshanbeh, 19 ordibehesht).

Il remporte le grand prix du jury international et le partage le prix du jury NETPAC (Network for the Promotion of Asian Cinema) avec Lawrence Fajardo (Philippines).

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Mehran Pourmandan, l’auteur d’« Un Musicien français à la cour du Shah »

À l’occasion du Festival international du cinéma asiatique (FICA), Terre d’Iran s’est entretenu avec Mehran Pourmandan, le réalisateur d’« Un Musicien français à la cour du Shah ». Ce documentaire est consacré à Alfred Jean-Baptiste Lemaire qui a passé plusieurs années en Perse où il a révolutionné le domaine de la musique.

Mehran Pourmandan

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« Nous trois ou rien », un film de Kheiron

« Nous trois ou rien » fait la une des médias à la veille de sa sortie en salle le 4 novembre 2015. C’est l’histoire de jeunes Iraniens qui ont fui le régime islamique pour se réfugier en France. Le film est produit par Kheiron Tabib, humoriste, auteur, scénariste, metteur en scène, rappeur, acteur et réalisateur français né à Téhéran.

Les acteurs principaux sont : Kheiron Tabib, Leïla Bekhti, Gérard Darmon, Zabou Breitman, Alexandre Astier. Les scènes « iraniennes » ont été tournées au Maroc.

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